Conférence aux US avec vastpark

Posté par serge le 01 juin 2009 | Classé dans: Conférence, Mondes virtuels, innovation

J’ai eu la joie, il y a quelques semaines de participer à une conférence (à 2 heures du matin en France) sur les usages des mondes virtuels en 2020.

Il y avait John Hurliman d’Intel, Greg More, Directeur d’OOM Creative, et Gary Wisniewski, cofondateur de Treet.tv and SLCN.

La conférence a eu lieu dans un monde virtuel que je trouve très intéressant, Vastpark. C’est un monde virtuel open source, qui est basé sur une approche de mashup. Chaque objet est un bout de code qui peux résider sur n’importe quel serveur. Une combinaison des mondes virtuels et du cloud, en quelque sorte.

Voici le film de la conférence.

The great 2020 debate from VastPark on Vimeo

Call for paper on virtual economies

Posté par admin le 19 mai 2009 | Classé dans: Economie, Recherche

A call for paper on Virtual economies, virtual goods and service delivery in virtual worlds has been posted in the Journal of Virtual World Research.

Link is here : http://editor.jvwresearch.org/?p=62

Deadlines: Abstract – June15, 2009.
Full manuscript – November 1, 2009
Publication Date: December 15, 2009

Guest Editors:
Mandy Salomon, Smart Internet Technology CRC, msalomon@swin.edu.au
Serge Soudoplatoff, ESCP-EAP, Hetic; serge@almatropie.org

First deadline is approaching.
Thank you to disseminate the information, and to submit !!!
Serge

Bobba, un monde virtual sur téléphones portables

Posté par serge le 10 avr 2009 | Classé dans: Mobilité, Mondes virtuels

Sulake, le célèbre éditeur de Habbo hotel, le plus grand monde virtuel pour adolescent (130 millions de membres…), vient d’ouvrir hier Bobba, un monde virtuel pour 16 – 24 ans, qui fonctionne sur téléphone portable. En une journée, il y a eu 1684 comptes créés.

 

bobba

Il n’est pour l’instant disponible que sur Nokia, et la version iphone est prévue bientôt. Un concurrent à Genkii, en quelque sorte, bien que genkii ne possède que la fonction IM pour l’instant, sans graphique.

S’il y a des enseignants innovants qui me lisent :

Posté par serge le 08 avr 2009 | Classé dans: Enseignement, Mondes virtuels, innovation

J’ai deux propositions à faire passer, suite à mon voyage Australien .

La première concerne un jeu pour les 5-10 ans, en Anglais, qui a remporté un énorme succès. Le jeu consiste à résoudre un « meurtre»  environnemental, en clair un écosystème qui est perturbé. En 2008, 1000 équipes de 20 étudiants y ont participé. Cette année, le jeu va débuter le 29 avril. La participation aux frais est de 66 dollars australiens (35 euros environ), mais j’ai une réduction qui permet de jouer gratuitement.

Le lien est http://microscope.edu.au

Le deuxième  projet concerne un réseau d’écoles du monde entier qui veulent collaborer, en utilisant les mondes virtuels comme paradigme. Pour l’instant, il y a 30 écoles réparties dans 10 pays, mais rien en France. Le plus proche de nous est le Portugal. Donc, si une école est désireuse de s’y associer, merci de m’écrire, et je ferais passer l’information à Westley Field qui a initié le projet. Vous trouverez ici une réalisation intéressante, la construction d’un bâtiment réel en utilisant Second Life.

Le lien est http://www.skoolaborate.com/

Merci de faire passer cette information !

J’espère que notre beau pays en profitera pour être au top mondial de la coopération entre écoles.

Hadopi et l’histoire…

Posté par serge le 07 avr 2009 | Classé dans: Gouvernement, innovation

J’ai déjà eu l’occasion de regarder la grossière erreur de la maintenant loi HAPODI sous un angle économique (et je m’excuse au passage auprès de Madame la Ministre NKM de mes propos à l’introduction quelque peu directe, disons que mes origines cosaques remontent à la surface lorsqu’il s’agit de sujets importants). Je ne reviendrai pas dessus, si ce n’est pour ajouter que le modèle économique ancien (donc actuel) souffre d’un énorme problème: c’est que la part qui revient au distributeur lors de la vente d’un CD est de l’ordre de 50% (10% pour l’artiste), et que la bonne question est de savoir si le service fourni en retour de ces 50% les vaut vraiment. En tout cas, si j’étais artiste aujourd’hui, c’est la question que je me poserais. J’ai pu vérifier que beaucoup d’artistes se la posent.

Je ne la regarderai pas plus sous l’angle politique, d’autres sites le font beaucoup mieux que moi. Ni sous l’angle de l’efficacité, nulle par avance en ce qui concerne cette loi; je sais depuis longtemps que la caractéristique numéro un des français est d’être conceptuels, et de peu favoriser le pragmatisme. Faire une loi à la fois efficace et visible serait une grande première en France…

Je voudrais donc revenir sous l’angle de la rupture. Le monde est fait d’accumulation de tensions, et puis de relâchement, bref de ruptures. Il me semble que le rôle des responsables n’est pas de retenir les ruptures, mais de les accompagner, et d’aider les citoyens à les affronter.

Il n’est pas possible de demander à tout citoyen d’être visionnaire. Cette approche est trop inhumaine, ou trop communiste à mes yeux, pour être intéressante ou crédible, et surtout pour fonctionner. En revanche, il faut gérer les frottements entre la vision et la réalité, entre le nomade et le sédentaire, entre l’exploration et l’exploitation, comme on l’apprend en théorie de la complexité. Et ce qu’on apprend, c’est que la complexité est une propriété du regard. Ce n’est pas que le monde est différent, c’est qu’il est de plus en plus en interactions, et que, pour l’aborder, il faut changer de regard, il faut apprendre, plus que de simplifier. Je hais la simplification, elle est porteuse d’endormissement.

Pour moi, le rôle premier d’un gouvernement n’est donc pas de protéger le peuple, mais de l’aider à grandir. Tout médecin vous dira que, dans la guérison, il y a une part de responsabilité du patient lui-même. Et qu’on ne me dise pas que ce n’est pas possible, le modèle Anglo-Saxon en est beaucoup plus proche que le notre (je vous promets des larmes et du sang disait Churchill…) Alors ???

J’ai toujours dit, et écrit, que l’invention de l’Internet était une résonance d’une autre grande rupture cognitive de l’histoire de l’humanité, l’invention de l’alphabet. Plongeons nous un instant en -1500 voire -2000, lorsque des hommes visionnaires disent à d’autres hommes « arrêtez de dessinez un arbre, et passez par une abstraction qui est la représentation de l’arbre par un ensemble de signes abstraits formant un mot ». Imaginons les tensions de l’époque, les réfractaires disant « mais pourquoi passer à l’alphabet, personne n’y comprendra rien, c’est trop compliqué, et puis nous ne pourrons plus communiquer avec eux qui ont une langue différente; au moins le dessin d’un arbre, c’est simple, tout le monde comprend, etc.. » ; pire, trouvant en Socrate un intellectuel les soutenant, lui qui déclarait que « l’écrit ne véhicule pas la connaissance, mais l’illusion de la connaissance » ; etc.. etc..

Alors, il y eu les Egyptiens, et les Grecs. Les Égyptiens ont refusé l’alphabet, expliquant que leur écriture hiéroglyphique était déjà compliquée, mais que, heureusement, il y avait les scribes pour aider le peuple; une forme antique de « dormez, dormez, le gouvernement fera le reste ». Les Grecs, à l’inverse, ont enfourché l’alphabet. Ils en ont fait un vecteur de transformation sociale, sociétale, cognitive. Ils l’ont amélioré, en inventant la voyelle. Ils ont fait des lois, la célèbre loi de Charondas, rapportée par Diodore de Sicile : « Les enfants iront à l’école apprendre à lire et à écrire, et ce sera l’état qui paiera les maîtres ». Résultat : explosion des connaissances dans la science, l’astronomie, la philosophie, la médecine, etc… Nous avons tous oublié que la première mesure du diamètre de la terre eut lieu en -280, par Ératosthène, avec une erreur de 4 ,5%. Personne ne nous a appris qu’en -150, les grecs savaient que l’axe de rotation de la terre n’était pas stable, mais tournait comme une toupie (phénomène appelé la précession des équinoxes). Impensable sans l’invention de l’alphabet.

Alors voilà, la loi Hadopi est, une fois de plus le triomphe de la morale sur l’éthique, du processus sur l’intelligence, de la mort sur le vivant. En ce sens, cette loi est dans le même esprit que la loi sur les 35 heures, une basse flatterie basée sur les paradigmes du monde ancien, faite pour endormir le peuple.

Face à cette loi, et à d’autres à venir sur le même registre, il ne tient qu’à nous de nous comporter en Grecs, ou en Egyptiens. La civilisation Grecque a prospéré. L’autre s’est endormie…

Les vraies ruptures de Wikipedia

Posté par serge le 30 mar 2009 | Classé dans: Réflexion, innovation

Beaucoup d’encre virtuelle a déjà coulé sur le modèle Wikipedia. Il continue de faire peur et de fasciner en même temps. Trop souvent encore, émergent la question de la qualité liée à l’absence de validation (enfin, à la pseudo absence, puisqu’il y a dans Wikipedia des « gardiens du temple»  qui ne laissent pas passer ce qui ne leur plait pas :-) , et la question de la valeur d’un contenu non validé, a priori non créé par des experts « patentés» .

Il me semble que le débat n’est pas là. D’abord, le modèle wikipedia n’est pas dans la culture hiérarchique et verticale, où l’expert, le chef, le professeur parle et tout le monde l’écoute avec respect. Ceux qui se sentent bien dans cette culture sont, effectivement, déstabilises par ce modèle.

A la question de la qualité « objective» ,  plusieurs réponses ont été apportés dont la célèbre étude de la revue Nature en décembre 2005. Ce sujet de la qualité n’est pas suffisamment objectivable pour que l’on se pose la question, et puis, de toutes façons, les querelles d’expert ont existé bien avant Wikipedia.

Si le modèle Wikipedia est vraiment innovant, et digne d’être considéré, c’est pour d’autres raisons, qui sont des vraies ruptures cognitives par rapport aux schémas traditionnels.

  • La première rupture est la qualité pédagogique. Parce que ce ne sont pas forcément des experts pointus du domaine qui écrivent, Wikipedia réussit le tour de force de rendre clair des notions parfois complexes.
  • La deuxième rupture est tout le savoir qui tourne autour des articles : l’onglet « discussion»  qui permet aux contributeurs de partager autour d’un article avant sa modification, ou bien l’onglet « historique»  qui permet d’afficher les différentes modifications, et de comparer deux versions, ou bien, introduit récemment, la possibilité d’aller voir le même article dans plusieurs langues.
  • La troisième rupture est plus intéressante, il s’agit des en-têtes des articles. Par exemple : « Cet article est une ébauche« , « cet article doit être recyclé« ,  « cet article ne cite pas suffisamment ses sources« ; ou bien la neutralité de point de vue, probablement la plus importantes des informations « meta« . Ceci est une vraie rupture: plutôt que de choisir un point de vue sur un sujet délicat, donc forcément biaiser l’article, il est plus intéressant de déclarer que l’article ne peut pas être neutre…
  • La quatrième rupture est la plus importante : la diversité des langues. Il y a 264 langues, à la fois des langues nationales ou supra nationales, ou bien des langues régionales. Entre l’anglais (2817331 articles à ce jour) et le Kanuri (1 article), la diversité est incroyable; diversité exposée dans ce site qui recense les nombres d’articles et de contributeurs par langue (site repris dans wikipedia). Autrement dit, c’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que des langues, rares ou pas, ou des communautés, peu nombreuses ou développées, peuvent écrire leur propre encyclopédie dans leur propre langue, qui ne soit pas la traduction d’une encyclopédie internationale.

Toute innovation technologique a un impact sociétal qui se passe en deux phases: la première phase consiste à faire ce que l’on faisait avant, mais avec un outil nouveau. La deuxième phase consiste à inventer ou développer de nouvelles formes, rendues possibles par l’outil. C’est sous cet angle qu’il faut regarder wikipedia.

Australie : tentative de synthèse

Posté par serge le 16 mar 2009 | Classé dans: innovation, voyage

Une semaine, depuis une semaine je suis revenu en France. Toujours la même histoire : les paradoxes et malaises français. Jamais assez de douaniers à Roissy (le problème n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez de fonctionnaires, mais leur répartition entre le fonctionnel et l’opérationnel. La réponse est, hélas, aveuglante..) sauf que nous avons été vérifiés une première fois à la sortie de l’avion. Pourquoi pas, je ne fais pas partie des chantres de la liberté à tout prix, mais en terme d’efficacité, nous avons donc eu deux contrôles successifs parfaitement redondants, chacun entraînant du délai sur le débit… Toujours la même histoire, je retrouve les grèves, les métros plus que bondés, Hadopi, la méfiance française qui se caractérise par l’amour immodéré de la polémique, les paradoxes d’un pays qui attend toujours plus de l’Etat tout en le combattant par tous les moyens. Arrêterons-nous un jour d’appuyer en même temps sur l’accélérateur et sur le frein? Arriverons-nous un jour à nous mettre en mode coopératif? Il faudra du temps, des larmes et du sang…

Revenons à l’Australie. Ma grande découverte sur ce pays est qu’il n’est pas américain. Il est une combinaison assez unique entre le dynamisme d’un pays neuf, mais qui se nourrit encore de ses racines. L’Australie est profondément Anglaise. Le pub de Mount Victoria, un de mes souvenirs les plus forts, où j’ai retrouvé l’ambiance communautaire des pubs Anglais (les « Dart»  en moins :-) , l’illustre parfaitement. Mais aussi la grande capacité des Australiens à parcourir la planète, à sortir de chez eux; et puis l’humour avec lequel ils caractérisent leur pays : « Down Under» . Imaginerait-on les Américains se nommer ainsi ?

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L’Australie, découverte non pas par Cook en 1770, comme on le dit trop souvent, mais très probablement par Cristóvão de Mendonça en 1521, a cette image désastreuse de s’être construite à la force des poignets des bagnards Anglais. Je ne peux que conseiller l’extraordinaire livre de Robert Hughes, « The fatal shore» , qui décrit ces « bagnards» . Issus d’une Angleterre devenue duale sous la pression de la révolution industrielle, ils n’étaient que des ouvriers qui se réfugiaient dans le gin, et que les bourgeois craignaient. La « mob» , si chère aujourd’hui à Howard Rheingold, étant crainte, la solution était simple: l’exporter. La Virgine indépendante n’en voulant plus, l’Australie était devenue leur terre d’exil. Mais point de bandits parmi eux, des exclus, tout simplement. Une histoire banale chère à Watzlawic

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Un pays neuf, mais qui n’a pas oublié ses racines culturelles. Je ne connais qu’un seul autre endroit au monde qui présente ces deux caractéristiques: le Quebec. L’Australie « Anglaise»  et le Quebec « Français» , deux cousins qui s’ignorent trop, faute d’un channel pour les réunir. La pangée a trop bien joué !

Pays intéressant par ses aborigènes: voici des peuples qui, pendant plusieurs de dizaines de milliers d’années, subsistent sur un continent sec, perpétuent des traditions orales, mais, selon les critères occidentaux, n’évoluent pas… Un choc qui est loin d’être amorti.

Alors, et l’Internet ? et l’innovation ? Tout a été dit, dans mes messages et ceux de Billaut.

  • Un pays qui est en retard en termes d’infrastructures, mais qui va le rattraper.
  • Un pays qui n’a pas peur d’innover; où les universités non seulement investissent dans des structures d’incubation, mais en plus créent des formations d’accompagnement sur les méthodes managériales.
  • Un pays pour qui l’apprentissage est d’abord collaboration, et qui comprend l’importance des outils modernes pour apprendre (le online d’une manière générale, les mondes virtuels ensuite). Je ne saurais trop que conseiller aux adultes qui me lisent d’envoyer les enfants sur ce site : « murder under the microscope« .
  • Un pays qui créé des start-up innovantes : SLCN, exitreality et vastpark entre autres, dans les mondes virtuels.
  • Un pays qui investit 25 millions de dollars par an pour chercher et enseigner sur les nouveaux médias, en particulier les mondes virtuels.
  • Un pays tout entier tourné vers le futur, tourné vers l’extérieur, et qui attire beaucoup (Allez voir sur le blog de Billaut les interviews des français installés sur place…).

Alors voilà, ce voyage aura été un succès. Je ne peux que remercier chaleureusement tous les Australiens qui nous ont accueillis, s’ils me lisent, qu’ils sachent mon entière gratitude. J’adresse un merci spécial à Mandy Salomon, du Smart Services CRC, qui a dépensé beaucoup de temps et d’énergie pour rendre ce voyage riche et passionnant. Nous lui devons son succès.

(Le seul point noir, que je voudrais oublier, a été la réaction du poste économique de Sydney, à qui j’avais demandé d’organiser un cocktail pour remercier les Australiens de nous avoir mis les meilleurs spécialistes, histoire de faire du networking, et qui m’a finalement proposé une salle de réunion et une adresse de traiteur « à 30 dollars par personne» … Mais bon, mettre bout à bout la compréhension du monde futur, internet, l’efficacité du business, et l’ouverture aux autres, c’est peut-être trop demander ? Je ne ferais plus, c’est sûr).

Ici, à Paris, je garde dans ma mémoire : l’extraordinaire gentillesse des Australiens, la dynamique du pays, leur peur de rien, leur ouverture au monde, le bon vin et la bonne bière; bref, tout une immense chaleur humaine qui sait regarder de l’avant et construire le monde de demain, le « digital down under»  !

Et maintenant…

Australie jour 4

Posté par serge le 05 mar 2009 | Classé dans: innovation, voyage

Matinée extraordinaire, tous les acteurs du haut débit en Australie étaient présents.

L’Australie n’est pas très en avance pour l’instant en terme de haut débit. Les offres triple play n’existent pas, le paiement à l’usage est encore en place, et, à part quelques grandes villes, le débit est inférieur au MB/s. Plusieurs raisons : un immense continent pour seulement 20 millions d’habitants, des hommes politiques qui changent fréquemment, et qui ont cette bonne habitude de critiquer ce qui a été mis en place, et aussi un système de découpage éléctoral qui, semble-t-il, donne du pouvoir aux zones peu peuplées.

Pour rattraper son retard, le gouvernement Australien a lancé un appel d’offre de 6 milliard de dollars (nos interlocuteurs semblaient dire que ce serait même plus. Pour info un dollar vaut un demi euro aujourd’hui.) pour commencer la couverture du pays en fibre optique. Telstra n’a pas répondu, et notre interlocuteur disait qu’il regardait avec attention si le gouvernemant allait imposer un monopole ou non sur le FTTH…

Le professeur Trevor Barr a fait un exposé très intéressant, sur les différents usage du net, qu’il classe en deux parties : les « unmanaged services» , c’est à dire tout ce qui est accessible sur le web actuellement, et les « managed services»  qui sont des services plus spécifiques qui ne sont pas forcément du web : IPTV, eHealth, egovt, etc. Un exemple très intéressant est la  création de ViCCU (Virtual Critical Care Unit), qui permettent de gérer à distance des problèmes d’urgence hospitalière. Une telle unité a été mise en place à Katoomba, charmant village touristique dans les blue mountains.

A la fin, Trevor Barr a demandé à chaque personne de proposer trois actions. Les réponses ont été :

  • Il faut mieux éduquer les jeunes à la rupture Internet.
  • Il faut pousser les citoyens à participer.
  • Il faut favoriser la compétition sur la boucle locale
  • Il faut parler d’usages sociaux : santé, démocratie, éducation, etc.. et pas de haut débit ou fibre optique
  • Etre créatif en terme de modèle économique

L’après-midi, visite de exitreality. Je suis passionné par cette entreprise, mais j’en parlerais plus en détail plus tard. Le CEO fondateur, Danny Stefanic, est président de l’» International Virtual Reality Association« . Et je vous conseille d’aller voir ici aussi.

Le soir, retour en train. Fascinant, on se croirait à Londres…

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« Le temps des gares, le temps des trains, le temps m’égare, le temps m’étreint« …

Et, ce matin à Melbourne, il pleut….

Australie jour 3

Posté par serge le 04 mar 2009 | Classé dans: Mondes virtuels, innovation, voyage

Melbourne : c’est la tempête. Il pleut à verse, le vent est très violent. Les gens du pays sont ravis, c’est la fin de la sécheresse, et des feux de forêt.

Hier, la dernière matinée à Sydney a été passionnante. Structurée en deux parties.

Tout d’abord, nous avons visité une école moderne, MLC, donc la directrice est innovante (» Dare to be More»  est le motto). C’est une école de fille k-12 (maternelle, primaire et secondaire) qui utilise énormément les outils online. Chaque élève possède son propre ordinateur, et les élèves discutent avec leurs profs autant en direct qu’en chat.

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Cette école est pilier d’un projet de coopération entre écoles du monde entier, skoolaborate, qui utilise intensivement Second Life (la teen grid, bien sûr, SL étant réservé aux plus de 18 ans) pour mener des projets de coopérations entre les élèves du monde entier.

C’est ainsi que des élèves Japonais ont recréé le Kinkakuji, le pavillon d’or, dans la grid, en se basant sur les mesures réelles du bâtiment. Ils ont ensuite recréé des kimonos, en se basant sur un travail de recherche dans Internet. Le résultat a été l’organisation d’une fête dans SL, à laquelle des élèves d’autres écoles ont participé. Un concert a également été organisé par des élèves d’une école de Melbourne dans la même île, pour aider la cause « Make Poverty History» .

Cette école s’est dotée récemment d’un bâtiment moderne.

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Ce qui est intéressant n’est pas tant le bâtiment lui-même que la méthode de construction.

Il a été conçu dans Second Life. Les élèves ont mis le pdf du plan de masse dans la grid et on discuté avec l’architecte du projet lui-même, proposant des modifications. Les parents ont même été invités à voir le bâtiment dans la grid, avant sa construction…

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Puis nous avons passé un excellent moment au CLI, Center for Learning Innovation, organisme de recherche qui dépend du ministère de l’éducation.Ils ont créé un jeu, « murder under the microscope« , dont le but est faire prendre conscience aux élèves de 5 à 10 ans des problèmes environnementaux. Il s’agit d’une énigme policière, dont la victime est une plante, le meurtrier un facteur environnemental, et le lieu du crime un écosystème, trois éléments que les enfants doivent trouver. En 2008, 1000 équipes de 20 enfants ont participé.

Second Life est extrêmement présent ici, tout le monde considère que c’est un environnement très puissant pour faire de l’apprentissage (ce qu’Olivier ne démentira pas !).

Voilà, j’ai la confirmation que l’Australie est très en avance en terme d’éducation et d’usage des nouvelles technologies…

Australie jour 2

Posté par serge le 03 mar 2009 | Classé dans: innovation, voyage

Superbe visite de l’école Australienne de film, télévision, et radio (AFTRS).

Déjà, l’école est superbe, perdue au milieu des studios de la Fox.

AFTRS

Nous cheminons entre les salles de prises de vue et les accessoires

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et les studios numériques.

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Puis, nous commençons la présentation, extrêmement intéressante, du LAMP, le laboratoire de recherche sur les nouveaux medias, dirigé par Gary Hayes.

Gary est un homme passionant, qui a fait de la recherche à la BBC, et qui s’est maintenant spécialisé sur les nouveaux medias, en particulier les mondes virtuels. Plus spécifiquement, comment les mondes virtuels sont un outil intéressant pour le récit non linéaire.

Pratiquement, des cours sont organisés sur la création de Machinima, et une île sur SL est utilisée comme plateforme de test.

Billaut fera sûrement un post plus long. Mais, en terme de synthèse, l’usage des mondes virtuels pour l’enseignement est bien plus avancé ici qu’ailleurs (30 universités sur 38…). Et puis, ce centre de recherche est magnifique.

Il me donne des idées.

Et voici un exemple de production. Il suffit de taper Gary Hayes sur youtube…

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