Archives pour octobre, 2008

Crise et mondes virtuels

S’il y a bien un secteur qui ne semble pas trop impacté par la crise, c’est bien celui des mondes virtuels !

Le site Virtual World News rapporte que, au troisième trimestre 2008, 148 Millions de dollars ont été investis dans des mondes virtuels. Ceci porte à presque 500 Millions de dollars le montant investi en 2008.

Les investissements ont surtout porté sur l’entertainment, et sur les mondes virtuels pour adolescents. Ceci porte le nombre de mondes virtuels pour adolescents à plus de cent.

Ceci est plutôt rassurant par les temps qui courrent !

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Une vision historique des mondes virtuels

J’ai trouvé ceci sur le site de dipity. C’est une excellente vision historique des mondes virtuels.

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La révolution des FemtoCell et la quatrième licence

Dans un article accordé au Point le 3 septembre, Xavier Niel, fondateur d’Iliad, a déclaré pouvoir diviser par deux la facture de téléphonie mobile des Français. Intéressant, mais sa réponse est très floue sur la question du comment… Et moi, je me demande si Xavier Niel n’a pas en tête les Femtocell…

Qu’est-ce qu’une Femtocell ? C’est comme un routeur wifi, sauf que l’antenne wifi est une antenne 3G (cf Wikipedia en Anglais). Donc c’est un device qui reçoit Internet d’un côté, et délivre du 3G de l’autre.

Pourquoi est-ce une rupture potentielle ? Rappelons quelques principes de base :

1) le spectre des fréquences est très encadré par les états, on ne peut pas émettre comme ça, il faut des autorisations. D’où les fameuses licences 3G accordées avec parcimonie (pourquoi Grand Dieu ??? Impénétrables sont les décisions de l’administration, surtout dans un monde en peer to peer…)

2) Le génie du Wifi est d’avoir utilisé une fréquence libre, celle du four à micro-onde (avec au passage un effet secondaire peu connu: dès qu’il pleut, ou que les feuilles des arbres poussent, le signal wifi se dégrade). Le problème du Wifi est la limite des puissances, donc des portées. Le deuxième problème est la faiblesse du nombre de PDA qui se connectent en Wifi.

3) Les opérateurs de télécom sont encore dans des vieux schémas : ils offrent des services à leurs clients dans une pure relation verticale, mais ne font rien pour faire circuler de la valeur en horizontal entre leurs clients. Dommage pourtant, c’est là qu’elle se déplace…

4) pourtant, des modèles alternatifs de partage de bande passante en peer to peer entre les clients existent. Fon est est un exemple magnifique ! Seulement, il n’y a, hélas, en 2008, pas beaucoup d’abonnés à Fon… Car, entre autres, il faut avoir un terminal PDA wifi pour appeler…

On voit la boucle commencer à se boucler: imaginons que Free (ou un autre player qui est dans la culture Internet, pas telco) obtienne demain sa quatrième licence; imaginons que Free équipe petit à petit ses freebox de Femtocell; imaginons que Free invente un business model de type Fon: tout abonné de Free qui passe à proximité d’une freebox équipée de femtocell peut appeler et surfer dans le cadre de son forfait…

Allons plus loin: dans une grande entreprise, les usages font que les employés s’appellent plus souvent sur leurs portables que sur les téléphones fixes. Imaginons que Free déploie des Femtocell pour les entreprises, dans un cadre tarifaire forfaitaire.

Ce schéma est d’autant plus intéressant que les industriels sont prêts: Nokia, Alcatel, entres autres, ont développé des Femtocell.

Pourquoi ces offres ne sont-elles pas encore déployées ? Parce que les opérateurs traditionnels ne sont pas ravi à l’idée de changer leur business modèle classique, des modèles verticaux et des tarifs plus ou moins liés à la consommation.

Seul un nouvel entrant avec une culture de peer to peer, tel que je l’ai expliqué dans un précédent post, pourra vraiment profiter des Femtocell…

Est-ce une raison pour laquelle Free a tellement de mal à obtenir sa quatrième licence ???

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Levacomm – interview numéro 2

Voici la seconde partie

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Levacomm – Interview numéro 1

J’ai eu la chance d’être interviewé par Christian Bodier, l’un des fondateurs de Levacomm qui est une webTV vers les entreprises. Christian est très actif dans le e-tourisme, secteur auquel y apporte de nombreuses idées innovantes !

Ses sites :

Voici la première partie de l’interview.

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Une mesure de l’entreprise 2.0

Beaucoup de personnes se posent la question de la définition d’une entreprise 2.0.

Je propose ici un critère simple pour qualifier ce terme. Ce critère est encore en gestation, mais il me semble intéressant de l’exposer.

Si l’on considère des entreprises très innovantes, comme ebay, propser, linden lab, nous remarquons une constante: ce sont des entreprises qui gèrent des places de marché de clients. Prosper, par exemple, est représentatif d’un déplacement de la valeur d’une relation verticale, la banque vers ses clients, à une relation horizontale, des prêteurs et des emprunteurs qui sont dans la même communauté, et qui s’échangent des flux financiers.

Prosper, ebay ou paypal, se rémunèrent en pourcentage. Linden Lab se rémunère par des coûts fixes : achat d’îles, ou bien des coûts de services, mais pas au pourcentage.

Le critère que je propose est le suivant: la mesure d’une entreprise 2.0 est le rapport entre le flux d’argent qu’elle fait circuler en horizontal sur son chiffre d’affaire.

Si l’on admet qu’ebay prend en moyenne 4%: nous obtenons un chiffre de 25. Linden Lab est une entreprise qui fait 40M$ de CA mais qui fait circuler 400M$ entre ses membres: le chiffre est de 10. France Telecom, bien qu’étant sur le peer to peer, n’a jamais été capable de faire circuler de l’argent entre ses clients: le chiffre est donc de 0.

Si l’on pense que le monde Internet va reconfigurer beaucoup d’entreprises vers des places de marché communautaires, dans lesquelles ses membres, clients ou fournisseurs, seront mis en relation et échangeront des flux financiers, alors ce rapport prend du sens: il mesure la capacité d’une entreprise à générer de la valeur dans le peer to peer. Il ne s’agit pas forcément d’une taxe (l’exemple de Linden Lab est là pour le prouver), mais bien de la création et de la fluidification d’un flux d’échange horizontal, avec génération d’un flux dérivé vers le créateur de la place de marché.

Il serait intéressant de poursuivre cette analyse à toutes les entreprises actuelles.

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