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Posté par serge on 24 May 2008 | Classé dans: Entreprises, Mondes virtuels
Un très joli machinima de L’oréal dans Second life. Il vient de l’excellent site kZero.
Posté par serge on 25 Apr 2008 | Classé dans: Entreprises, Mondes virtuels
Philippe Rosedale, fondateur et chairman of the board de Linden Lab, l’entreprise qui a créé Second Life, nous a fait le plaisir de venir discuter cet après-midi devant quelques personnes sur sa société, sur second life, et les mondes 3D. Merci à Robert Vinet qui a posé des question intéressantes et a lancé un débat de qualité.
Billaut vient de mettre la vidéo sur son blog, mais voici à chaud quelques moments forts.
Sur la société : 250 employés, 6 bureaux (SFO, Boston, Seattle, Mountain View, Davis, et Brighton en Angleterre), profitable depuis peu. Vient de changer de CEO, comme il est d’usages aux États-Unis, le fondateur ingénieur et visionnaire laisse la place à un manageur.
Les revenus viennent de deux sources : les ventes directes, et la planche à billets de Linden dollars. EN terme de partenariat, il est souvent sollicité par des marques, ou des fournisseurs de contenus, mais n’est intéressé que par les partenariats technologiques. Actuellement, IBM est le seul partenaire technologique.
Sur la grid : un réseau de 18.000 serveurs, entre Dallas, San Francisco, et Phoenix. Un pic d’usage à 14h heure du Pacifique: 10Gb/Sec de traffic, 1MWatt consommé. Ils font des tests pour utiliser S3 et EC2, mais qui ne se révèlent pas encore concluants. Philippe veut que la Grid s’ouvre plus en Europe, c’est une des raison de son partenariat avec IBM.
Sur la technologie : le client reste open-source, mais pas le serveur. Linden Lab (Philippe a plusieurs fois dit que c’était une entreprise de logiciel et de services) va bientôt publier une road-map de l’évolution des serveurs, des API, des web services. Côté client, Mono devrait remplacer le langage de script actuel. Mais ce dernier va continuer d’être supporté, car, dixit Philippe “il y a des centaines de millions de scripts qui se promènent dans Second Life”. L’interface s’améliore, avec l’introduction de Dazzle. Le client “crashe” beaucoup parce qu’il repose sur OpenGL, moins stable que DirectX sous windows.
Sur l’évolution du produit, les trois axes prioritaires sont les suivants :
Interrogé sur le rôle de Linden Lab dans Second Life, Philippe souhaite que la compagnie se défocalise de son rôle de régulateur, et se concentre sur la technologie.
En terme de services, il veut plus de moyens de paiements diversifiés. Le système de billing actuel est un problème.
Sur l’interopérabilité, il renvoit au groupe de travail de l’architecture, tout en disant que l’interopérabilité des objets est quasi impossible. En revanche, ils vont développer une fonctionnalité d’import qui devrait bientôt être disponible.
Et dans 5 ans ??? “Nous serons entre 1000 et 2000 employés, et nous n’aurons pas été rachetés”.
Son dernier mot : “Second Life is the average of Human Dreams”…
Posté par serge on 23 Feb 2008 | Classé dans: Entreprises, innovation
J’ai l’habitude de travailler avec Christophe Carrier sur la transformation des entreprises.
Christophe, farouche partisan des méthodes d’ethno marketing si bien développées, entre autres, par Olivier Badot, emmène des comités de direction de grands groupes dans des boutiques déjantées.
Et moi, je les emmène sur des sites déviants !!! Un site déviant doit représenter de nouvelles logiques sociétales, et doit soit représenter un signal faible, soit être déjà bien représentatif en terme d’audience, ou d’usage.
Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part!
Posté par serge on 01 Feb 2008 | Classé dans: Entreprises, Mondes réels, Mondes virtuels
Connaissez-vous build a bear ? Cette entreprise américaine, qui a des boutiques en France, vend des ours en peluche totalement paramétrables, avec un process qui se termine par un baptême avec certificat associé! Olivier Badot a écrit un excellent article où il mentionne Build a bear comme une entreprise post-moderne.
Build-a-bear a ouvert le 11 décembre 2007 un monde virtuel, build-a-bear ville. Fin janvier, le site avait déjà un million de visiteurs uniques par mois.

Ce qui est intéressant, et novateur, c’est que chaque ours en peluche acheté dans le monde réel peut rentrer dans le monde virtuel, au travers de son ID et de sa clé, et peut ainsi “vivre” au travers des multiples interactions qu’il aura dans le monde virtuel. De plus, Build a bear offre 2000 bear bills, la monnaie du jeu, pour tout achat.
C’est plus que neopets, il s’agit là d’une véritable plongée dans le virtuel de l’attachement “réel” qu’aura un enfant pour son animal!!! On virtualise le lien, et plus seulement l’avatar.
A suivre.
Posté par serge on 06 Jan 2008 | Classé dans: Entreprises, Mondes virtuels
Le hasard a voulu que, me téléportant dans Second Life sur l’une des îles d’IBM, j’arrive pendant une des manifestations des employés qui a eu lieu au mois d’octobre 2007.
Il y a eu de multiples analyses de cette grève des salariés d’IBM sur Second Life, grève qui a abouti à un résultat positif pour les salariés, et je renvoie le lecteur plus avide de liens que d’analyse à Google qui ne manquera pas de l’emmener sur tous les blogs de la planète.
Je voudrais proposer ici une analyse sur l’éclairage que confère cet évènement sur l’importance des mondes virtuels.
Reprenons l’histoire brute. Les employés d’IBM Italie sont furieux parce que leur management leur a retiré unilatéralement des primes promises. Ils veulent donc mener une action. Seulement, le monde informatique n’est pas comme le monde industriel, il est hors de question d’arrêter de travailler. Une manifestation au sens traditionnel est impossible à réaliser : les salariés sont éclatés aux quatre coins de l’Italie, voire du monde, ils travaillent énormément sur leurs projets, ils ne peuvent pas se retrouver physiquement quelque part.
Alors, que reste-t-il, comment combiner le virtuel avec l’émotionnel et l’efficacité ? C’est justement le propre des univers virtuels que de réaliser cette synthèse. Et la chance veut qu’IBM soit très impliqué dans Second Life, où il y possède plusieurs îles, et que les manageurs d’IBM y tiennent des réunions virtuelles. D’ailleurs, l’un des manifestants raconte qu’il s’est trouvé par hasard dans la salle de réunion d’un meeting de managers sur Second Life, et qu’il a téléporté d’autres grévistes, forçant les managers à quitter la salle !
Et voilà donc comment je me suis trouvé sur l’île d’IBM en plein milieu d’une manif, comme le montre le snapshot suivant.

Posté par serge on 16 Dec 2007 | Classé dans: Entreprises
Je fais souvent des démonstration de sites qui représentent des signaux faibles, qui montrent les tendances du monde actuel. Entre autres, second life (cf. mon dernier post sur ce suejt).
Seulement voilà, je bute sur un problème : les intranet des entreprises… Ceux-ci sont tellement filtrants que faire une démo de Second Life est impossible. Et encore, c’est le cas simple. Je connais des intranet qui bloquent systématiquement tout site lié au commerce électronique. Comment dans ces conditions démontrer, par exemple, cet extraordinaire site de mob shopping, qui serait banal s’il n’était Chinois…
Mais voilà, ce genre d’attitude hyper-protectrice accentue un fait de plus en plus dérangeant : les salariés sont beaucoup mieux outillés chez eux que dans leurs entreprises. Chez soi, on a du vrai débit, on a des ordinateurs quasi neufs, et on peux aller surfer partout.
Mais le phénomène va bien plus loin: chez eux, les salariés voient leur entreprise depuis l’extérieur. Ils voient ce qu’en disent les clients sur les forums, ils voient ce qu’en disent les passionnés sur les blogs. Et ce qui est dit dans ces lieux est parfois contradictoire avec les discours officiels internes.
Mais le phénomène inverse se produit: au travers des extranets, les clients vont dans les entreprises. Lorsque je commande un objet sur un site marchand bien fait, je peux suivre l’évolution de l’objet au sein de l’entreprise.
Le salarié peut sortir dehors, et le client peut rentrer à l’intérieur. Dans un monde qui est plutôt à vouloir ériger des murailles, Internet, qui rend poreuses les frontières de l’entreprise, joue une fois de plus, son extraordinaire pouvoir de régulation.
Internet, ou plutôt, les internautes, car n’oublions pas que, contrairement à la télévision, le media Internet est neutre, il ne véhicule pas de sémantique. Il ne véhicule que ce qu’on y met…