Messages étiquettés innovation

Australie Jour 1

Difficile de faire un blog, surtout que Billaut vient de publier le sien et que Olivier ne manquera pas de le faire !

Alors, plutôt que de refaire de l’analytique, voici mes premières impressions à chaud :

1) Gros problème avec le haut débit. Quand on entend dire que le triple play n’existe pas, et qu’un package internet plus téléphonie c’est 200 euros par mois, on peut se dire qu’il y a un vrai problème. Surtout qu’en Australie, un premier ministre dure 2,5 ans à 3 ans. Du coup, Billaut n’a plus qu’à voir au-dessus, i.e. la Reine d’Angleterre, pour faire passer des messages durables.

2) Ils ont des structures d’innovation qui rappellent un peu les PCRD, les programmes Européens de Recherche tels que je les ai connu dans les années 90, mais avec des mécanismes plus modernes, avec des structures d’incubation assez développées, qui ressemblent aux nôtres.

3) En fait, des incubateurs qui ressemblent « presque » aux nôtres. Car ce sont les universités ici qui drivent l’incubation. Elles investissent dans les structures propres à incuber, et surtout elles font énormément de coaching sur les chercheurs sur l’art et la manière de diriger une entreprise très tôt dans le process.

4) Ils se présentent tous comme un pays « Test ». L’Australie est trop petite, avec ses 20 millions et quelques habitants. Donc le pays intérieur est un test pour vendre, dans deux directions : l’Asie et les Etats-Unis. Ils sont même prêts à proposer aux start-up étrangères de venir ici pour tester leurs produits, c’est dire…

5) Ils ont le même problème que nous sur les ingénieurs : -50% entre 2001 et 2008 dans les technologies de l’information. Alors, ils font des expériences, comme envoyer des étudiants faire des stages d’été de création de sites web pour des causes caritatives !

Après cette synthèse, voici deux petites photos en complément :

Olivier interviewant Graham Stevens, directeur de l’ATP

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Et surtout, lors de la croisière : Billaut avec Kate Carruthers, une des plus connues bloggeuse Australienne !

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Un dernier petit message, qui amusera Billaut : les Australiens se présentent comme « le pays d’en bas » (down under). Lui qui ne parle que de la france d’en bas !!!

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Mes liens vers des sites déviants

J’ai l’habitude de travailler avec Christophe Carrier sur la transformation des entreprises.

Christophe, farouche partisan des méthodes d’ethno marketing si bien développées, entre autres, par Olivier Badot, emmène des comités de direction de grands groupes dans des boutiques déjantées.

Et moi, je les emmène sur des sites déviants !!! Un site déviant doit représenter de nouvelles logiques sociétales, et doit soit représenter un signal faible, soit être déjà bien représentatif en terme d’audience, ou d’usage.

Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à m’en faire part!

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Internet rend poreuses les frontières de l’entreprise

Je fais souvent des démonstration de sites qui représentent des signaux faibles, qui montrent les tendances du monde actuel. Entre autres, second life (cf. mon dernier post sur ce suejt).

Seulement voilà, je bute sur un problème : les intranet des entreprises… Ceux-ci sont tellement filtrants que faire une démo de Second Life est impossible. Et encore, c’est le cas simple. Je connais des intranet qui bloquent systématiquement tout site lié au commerce électronique. Comment dans ces conditions démontrer, par exemple, cet extraordinaire site de mob shopping, qui serait banal s’il n’était Chinois…

Mais voilà, ce genre d’attitude hyper-protectrice accentue un fait de plus en plus dérangeant : les salariés sont beaucoup mieux outillés chez eux que dans leurs entreprises. Chez soi, on a du vrai débit, on a des ordinateurs quasi neufs, et on peux aller surfer partout.

Mais le phénomène va bien plus loin: chez eux, les salariés voient leur entreprise depuis l’extérieur. Ils voient ce qu’en disent les clients sur les forums, ils voient ce qu’en disent les passionnés sur les blogs. Et ce qui est dit dans ces lieux est parfois contradictoire avec les discours officiels internes.

Mais le phénomène inverse se produit: au travers des extranets, les clients vont dans les entreprises. Lorsque je commande un objet sur un site marchand bien fait, je peux suivre l’évolution de l’objet au sein de l’entreprise.

Le salarié peut sortir dehors, et le client peut rentrer à l’intérieur. Dans un monde qui est plutôt à vouloir ériger des murailles, Internet, qui rend poreuses les frontières de l’entreprise, joue une fois de plus, son extraordinaire pouvoir de régulation.

Internet, ou plutôt, les internautes, car n’oublions pas que, contrairement à la télévision, le media Internet est neutre, il ne véhicule pas de sémantique. Il ne véhicule que ce qu’on y met…

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